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10 Révélations sur Steve Jobs

steve jobsLa biographie autorisée de Steve Jobs, écrite par Walter Isaacson est disponible depuis le 24 octobre 2011. Ce livre évènement a déjà fait l’objet de plusieurs articles. Nous avons choisi de vous présenter l’article publié dans Mashable US par Chris Taylor. Dans cet article, l’auteur met l’accent sur 10 caractéristiques de Steve Jobs, qui relativiseront sans doute la façon dont nous le percevons.

Il n’était donc qu’un mortel imparfait. Vraiment imparfait, même si ses obsessions innombrables ont fait de lui un personnage quasi shakespearien.

C’est ce qui ressort de la lecture du « Steve Jobs » de Walter Isaacson. Sortie le 24 octobre, cette biographie autorisée s’est immédiatement propulsée en tête des ventes sur Amazon.

Ce qui m’a le plus impressionné dans ce livre ?

 

Jobs pensait différemment – même quand il s’agissait de déodorant !

Végétarien depuis des dizaines d’années, Steve Jobs était persuadé que ce régime alimentaire suffisait à résoudre toutes les questions d’odeurs corporelles. La seule chose nécessaire était de manger des fruits.

Un exemple de ce que l’auteur appelle « la pensée magique » de Steve Jobs.

Le harcèlement comme outil de management.

La méthode de management de Steve Jobs pour tirer le meilleur de ses équipes : hurler, dénigrer, harceler, 7 jours par semaine et tard dans la nuit. Beaucoup d’employés Apple n’ont pas résisté à cette pression et ont fui. D’autres ont été remerciés. Mais beaucoup ont été poussés à produire le « meilleur travail de leur vie » selon leurs propres mots.

Aurait-il atteint des résultats identiques avec des méthodes plus souples ? Sans doute, répond son biographe.

Génie du design ou compulsif obsessionnel ?

Rien n’était facile pour Steve Jobs. Il vivait une vie spartiate à même le sol de sa maison, principalement parce qu’il ne pouvait se résoudre à choisir le moindre canapé ou lit.

Il était capable de descendre en flammes un collaborateur pour l’épaisseur d’une ligne dans un widget.

Il possédait plus de 100 exemplaires de son fameux col roulé noir.

Malade et fatigué, pendant sa greffe de foie, il a demandé aux médecins de lui faire tester 5 modèles de masques à oxygène.

Nous savions que Jobs était un obsédé du design, mais l’étendue de cette obsession surprend !

Crises de larmes.

Quand Steve Jobs n’était pas obsessionnel, apparemment il craquait . Quasiment chaque chapitre du livre nous montre Steve Jobs en train de pleurer, le plus souvent quand il n’arrive pas à obtenir ce qu’il veut en termes de design sur un produit ou en termes d’organisation pour son entreprise.

Mais il pouvait aussi pleurer de joie quand il se trouvait en présence  de ce qu’il considérait comme de la « pureté de l’esprit », la première pub TV « Think Different » par exemple.

Romantique, mais pas doué en amour.

Un épisode surprenant dans le livre, quand Steve Jobs invite Joan Baez, célèbre mais fauchée. Il lui parle sans arrêt d’une robe Ralph Lauren qui lui irait à merveille. Il finit, le soir du rendez-vous par l’emmener chez le couturier – mais se contente d’y acheter quelques chemises pour lui et de lui suggérer de s’acheter la robe.

Une autre de ses amies, un des amours de sa vie, finira par penser qu’il souffrait de troubles narcissiques de la personnalité.

Ses préjugés concernant santé et nourriture.

L’une des choses les plus difficiles à accepter, pour ceux qui comme nous pleurent sa mort,  est le fait qu’il ait attendu presque un an avant de se faire opérer de sa première tumeur, à l’époque guérissable. Pourquoi ce délai, qui a permis aux metastases de se répandre ? Parce qu’il ne supportait pas l’idée que son corps soit « violé » par la chirurgie, c’est ce qu’a dit Steve Jobs à son biographe, avec une note de regret dans la voix.

Il était aussi du genre à jeûner ou à faire une cure de fruits quand les médecins voulaient qu’il reprenne des forces et mange des protéines.

Rencontre manquée avec son père.

L’étudiant syrien Abdulfattah Jandali, le père de Steve  (adopté par la famille Jobs) a vécu une vie itinérante. A une époque, il tenait un restaurant près de Cupertino. Il semble que Steve Jobs ait plusieurs fois mangé dans ce restaurant sans qu’aucun des deux hommes ne réalisent qui ils étaient l’un pour l’autre.

Par ailleurs, Steve Jobs n’a jamais répondu à la demande de son père génétique de le rencontrer.

Un bateau Steve Jobs en projet.

Le fondateur d’Apple ne pouvait s’empêcher de dessiner de nouvelles choses, toujours plus ambitieuses. Même pendant ses longues périodes de maladie, il travaillait sur le projet d’un bateau. Un design minimaliste et d’un goût parfait, bien sûr.

Steve Jobs et Rupert Murdoch : amis improbables.

Les deux hommes sont devenus amis sur le tard, après que Steve Jobs ait réussi à persuader le magnat des medias de créer du contenu pour l’Ipad. Steve Jobs invitait souvent Murdoch à dîner, au grand étonnement des amis libéraux de Jobs. Celui ci, qui avait proposé à Obama de s’occuper de sa campagne, n’était en effet pas du tout un conservateur.

Une énigme, malgré plus de 40 entretiens !

40 entretiens sur plus de deux ans : malgré cela le portrait qui se dégage du livre est flou et un peu léger. Jobs refusait de répondre à certaines questions, et restait très ambivalent pour d’autres.  Sur la question de la vie après la mort, il a répondu « fifty-fifty »…

En somme, c’était comment de vivre dans la tête de Steve Jobs ? Pour répondre à cette question, le lecteur devra recourir à un peu de pensée magique…

Article de Chris Taylor, paru le 27 octobre dans Mashable US. Traduction et adaptation : Christine Leroy pour Netpub.